Menu
Mis à jour le 24 octobre 2014


■ Editorial hebdomadaire

Espérance & Consolation

Dans quelques jours, nous aurons la joie de fêter tous les saints, puis de prier pour les fidèles défunts. Ce rapprochement est significatif de l’espérance chrétienne. Il ne s’agit pas seulement de l’espoir humain d’être réunis alors que nous sommes séparés pour l’instant. Il s’agit de l’expérience de Pâques qui s’inscrit dans nos existences limitées, en nous donnant de goûter une certaine communion avec ceux qui nous précèdent. C’est pourquoi deux ateliers différents sont proposés le 1er novembre, après la messe de 16h.

Prier pour les défunts Atelier de prière animé par Mme Armelle Pinon et le P. Rémi Lescot

Depuis que la conscience humaine a émergé de l’humanité primitive, elle a laissé comme trace le culte réservé aux morts. Tombes mégalithiques, pyramides égyptiennes ou Incas… et même lorsque la relation à Dieu s’est éloignée comme dans nos sociétés non-croyantes, la Toussaint et le jour des rameaux gardent des coutumes de visites des tombes. On vient y poser des rameaux ou des chrysanthèmes. Mais qu’est-ce qui habite ces gestes ? Pour les chrétiens, la mort n’est plus une fin, mais devient passage à la suite du Christ ressuscité. Prier pour les défunts est ainsi affirmer notre foi dans la résurrection et la vie éternelle. La conviction que les vivants ont à prier pour les morts s’est établie dès les premiers temps du christianisme, et c’est avec saint Odilon, abbé de Cluny, au Xe siècle que s’est instaurée une journée de prière pour les défunts dans le prolongement de la Toussaint. Le but premier de notre atelier est de fonder, d’habiter, d’enrichir nos gestes de fidélité envers nos défunts, ainsi que notre prière. Après nous être interrogés sur ce qui est la source, plus ou moins consciente, de notre désir de prier pour les défunts de nos familles et nos amis, nous redécouvrirons dans un premier temps son enracinement dans l’Ancien Testament. L’un des textes les plus explicites se trouve dans le Livre des Martyrs d’Israël (2 Maccabées 12,42), lorsque Judas et ses compagnons s’unissent dans une prière pour les morts de cette guerre de libération. Ce texte est d’ailleurs à l’origine du Kaddish de nos frères juifs. Dans un deuxième temps, nous redécouvrirons ce que nous dit la foi chrétienne sur le mystère de la mort à la lumière de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Enfin, nous tenterons de laisser monter vers le Père une prière d’espérance et de paix.

Accompagner un proche Atelier de réflexion animé par le P. Antoine Adam.

Avec l’approche de la Toussaint et de la fête des fidèles défunts, tous ceux qui ont traversé un deuil, proche ou lointain, auront comme un pincement au coeur, ces jours-ci, marqués par l’absence de celui ou de celle qui faisait partie de leur vie. Si les premiers temps du deuil sont quelques fois vécus avec une certaine sérénité, la douleur peut revenir, ceux qui l’ont vécu le savent, parfois à l’improviste, à l’occasion d’un évènement, au contact d’une réalité qui fait ressurgir la « présence-absente » du défunt. Comment accompagner alors un proche frappé douloureusement par un décès ? Comment mieux aider à vivre cette absence qui blesse la mémoire et le coeur ? Comment réagir face à la colère ou le déni qui blesse celui qui ne se remet pas d’un deuil ? Comment apprendre à vivre ce temps qui peut être long ? Si chaque personne et si chaque deuil est unique, aucune comparaison ne pouvant vraiment rejoindre la singularité d’un lien, d’une histoire, d’une affection, il est possible toutefois d’entrer dans une attitude d’écoute qui aide à vivre une présence attentionnée à l’autre.

Introduit par une vidéo, cet atelier nous permettra de poser nos questions et attentes et de partager ce qui nous fait difficulté dans ce délicat accompagnement de nos proches.

 
vendredi 24 octobre 2014 Lire la suite...      

■ La vie du Sanctuaire Saint-Bonaventure - 7 place des Cordeliers 69002 LYON

Quelques dates à noter

■ Samedi 25 octobre 2014,

  • à 10h,
    - réunion de l’Équipe sacristie avec M. Antonio Sebastião.

■ Jeudi 30 octobre 2014,

  • à 19h30,
    - soirée des Jeunes professionnels

Lire la suite...


■ Les formations et conférences à Saint-Bonaventure

2e grande Conférence de Saint-Bonaventure Le jeudi 6 novembre 2014 à 20h (entrée libre) Le pèlerinage, par M. Thierry Lyonnet


John Henry Newman : entre foi et raison

À partir du jeudi 6 novembre 2014 à 18h30, le P. David Gréa, curé de Sainte-Blandine, proposera un cours sur le bienheureux John Henry Newman. Nous lui avons posé trois questions.

1. Prêtre anglican, John Henry Newman (1801-1890) est entré dans la pleine communion de l’Église catholique romaine en 1845. Il est une figure de l’Église du XIXe siècle qui contribua à aider l’Église, par ses écrits et ses prédications, à passer la crise du modernisme. Il inspira aussi certains acteurs du concile Vatican II. Une fois devenu catholique, il fera le choix de fonder l’Oratoire de saint Philippe Neri en Angleterre. Comme lui, Newman fut en son temps un rénovateur de l’Église. Votre présentation va-t-elle mettre en lumière cette proximité spirituelle ?

Après avoir parcouru son itinéraire spirituel dans l’anglicanisme, nous verrons comment il en est venu, grâce à la lecture des Pères de l’Église, à choisir d’entrer dans l’Église catholique romaine. On comprendra mieux alors pourquoi il en vint à choisir de fonder l’ordre des oratoriens en Angleterre.

2. Très en avance sur son temps, Newman est souvent présenté comme un précurseur de Vatican II. Il insiste sur l’importance du rôle des laïcs, la primauté de la conscience humaine pour aller vers Dieu et le sens de la Tradition. Dans quelle mesure cette vision présente-t-elle encore un intérêt pour l’Église d’aujourd’hui ?

Ce qui est particulier chez cet homme, c’est qu’il est un très bon théologien, fin connaisseur de la Tradition, et que c’est au nom même de celle-ci qu’il sera le promoteur de positions que nous considérons aujourd’hui comme porteuses d’ouverture et d’avenir. Son but n’était pas de révolutionner l’Église, mais de permettre que, comme tout organisme vivant, elle se développe à partir de ses racines. Ainsi, il n’y a pas d’opposition, chez Newman, entre changements et fidélité à la Tradition.

3. Dans son ouvrage intitulé John Henry Newman, Le combat de la vérité, le cardinal Honoré parle de la dimension oecuménique de Newman. Comment percevez-vous cette dimension et comment s’exprime-t-elle chez Newman ?

C’est sans doute paradoxal de parler de Newman comme un personnage oecuménique, alors qu’il a quitté une confession pour en rejoindre une autre ! Pourtant, il affirma au moment où il devenait catholique, qu’il ne renonçait à rien de ce qu’il croyait en tant qu’anglican, mais qu’il ajoutait certaines choses à sa foi. Ainsi, il ne devint pas catholique par opposition à l’anglicanisme ! Nous aborderons cette question en fin de parcours..


Les franciscains et la Bible

La revue Cahiers Évangile publie deux fois par an un supplément. Le dernier paru (n°169 de septembre 2014), est consacré à « François et ses frères, lecteurs de la Bible au XIIIe siècle ». Il présente une centaine de textes illustrant la façon dont les premiers franciscains lisaient l’Écriture Sainte, depuis saint François d’Assise jusqu’à Nicolas de Lyre (début du XIVe siècle), en passant évidemment par saint Bonaventure, mort au 2e concile de Lyon, en 1274. La lecture de cet ouvrage est exigeante, mais il est fort utile pour bien connaître la tradition franciscaine et son rapport à la Bible. Il intéressera certainement plusieurs fidèles de Saint-Bonaventure. Il est en vente à la librairie au fond de l’église, au prix de 12 €.

  • P. Michel Quesnel

Lire la suite...


 

Anciens articles

■ Les formations et conférences à Saint-Bonaventure
NOUVEAUTÉ : Saint-Bonaventure au Cœur de Lyon 2014/2015
■ Ouverture et MESSES à Saint-Bonaventure

Liens

Envie de bénévolat

Don en ligne

Diocèse de Lyon


Mentions légales
afficher une version imprimable de cet article Retour haut de page


Conception-réalisation
DSFI SARL