Menu
Mis à jour le 17 octobre 2014


■ Editorial hebdomadaire

Parler sans crainte

À l’ouverture de la première session du synode sur la famille, le lundi 6 octobre dernier, après avoir accueilli les pères synodaux dans l’enceinte de délibération, le pape François a interpellé ceux-ci en racontant une anecdote : "Quel dommage que certains cardinaux n’aient pas le courage de dire certaines choses par respect du pape, parce que, pensent-ils, le pape est d’un autre avis." Cela n’est pas bon. Cela n’est pas la synodalité. Chacun doit dire ce qu’il sent que le Seigneur lui inspire de dire : sans crainte. ».

Pourquoi le pape insistait-il sur cette nécessité de parler sans crainte ? Où étaient donc l’appréhension et la peur ? Sans doute parce que beaucoup savaient qu’en abordant les questions de la famille, de nombreux sujets qui fâchent, comme la question des couples vivant en cohabitation, des divorcés remariés et de leur accession à l’eucharistie, de la place des personnes homosexuelles dans l’assemblée des fidèles, et bien d’autres encore, allaient se heurter à l’expression du Magistère de l’Église. Ces questions, il n’y a pas que les journalistes qui les abordaient en amont de ce synode. Depuis plus de vingt-cinq ans, au gré des synodes diocésains, rassemblant les baptisés autour de leurs évêques, ces questions remontaient à Rome et semblaient échouer comme les vagues de la mer devant le rocher du Magistère. C’est ainsi dans l’Église, le collège des évêques autour de l’évêque de Rome, est lié à la parole magistérielle qui le précède, ce corpus de documents né de la longue marche de l’Église, régulant la foi et les moeurs.

Parler sans crainte en exprimant ce que nous dit notre conscience, n’est-ce pas l’enjeu de toute croissance de la vie de l’Église et de la vie en société ? Et si l’Église hérite d’un corps de doctrines et de traditions, le danger serait de penser qu’elles sont comme un corpus momifié par le temps, alors qu’elles doivent se comprendre comme une tradition vivante, qui sans cesse doit être interprétée en tenant compte de la vie réelle. La tentation récurrente n’est-elle pas de vouloir faire entrer les réalités de la vie des personnes dans un cadre doctrinal comme la pâte à dentifrice dans le tube qui la contient ?

Bien des questions nouvelles se posent aujourd’hui, qui n’ont pas pu être pensées par nos prédécesseurs. Dans une société mondialisée, notre rapport au temps, à l’espace, aux cultures, se modifie. Comment cela n’aurait-il pas d’incidence sur tout ce qui tisse notre vie que nous essayons de vivre dans la foi au Christ ?

Il se trouve que les textes de la liturgie de la semaine passée nous donnaient à entendre la position de Paul dans sa lettre aux Galates (Ga, 2,1-14), lorsque celui-ci interpella franchement, en public, Pierre, à Antioche. Celui-ci en effet, partagé, n’osa pas, par peur de la présence de frères venus de l’Église de Jérusalem, manger avec des frères d’origine païenne. Paul mit en lumière cette contradiction qui menaçait et la croissance de l’Évangile annoncé aux païens et l’unité des Églises. Il fallut la nécessaire délibération de l’assemblée de Jérusalem pour résoudre cette tension qui remettait en question des usages hérités du judaïsme. La peur des frères qui portaient une tradition pouvait donc, dès l’origine du christianisme, fragiliser la croissance de l’Évangile. C’est contre cette peur que Paul a osé prendre la parole, et expliciter l’enjeu qui en découlait. Nous sommes les héritiers de cette intervention courageuse de Paul. La démarche synodale à laquelle invite le pape François, voulant être fidèle aux impulsions du concile Vatican II, nous conduit aujourd’hui à entrer dans une culture du débat, pour comprendre ce qu’aujourd’hui l’Esprit dit aux Églises. Alors, oui, n’ayons pas peur, osons débattre, pas seulement à Rome, et parlons sans crainte.

  • Antoine Adam, vice-recteur de Saint-Bonaventure.
 
vendredi 17 octobre 2014 Lire la suite...      

■ Les formations et conférences à Saint-Bonaventure

John Henry Newman : entre foi et raison

À partir du jeudi 6 novembre 2014 à 18h30, le P. David Gréa, curé de Sainte-Blandine, proposera un cours sur le bienheureux John Henry Newman. Nous lui avons posé trois questions.

1. Prêtre anglican, John Henry Newman (1801-1890) est entré dans la pleine communion de l’Église catholique romaine en 1845. Il est une figure de l’Église du XIXe siècle qui contribua à aider l’Église, par ses écrits et ses prédications, à passer la crise du modernisme. Il inspira aussi certains acteurs du concile Vatican II. Une fois devenu catholique, il fera le choix de fonder l’Oratoire de saint Philippe Neri en Angleterre. Comme lui, Newman fut en son temps un rénovateur de l’Église. Votre présentation va-t-elle mettre en lumière cette proximité spirituelle ?

Après avoir parcouru son itinéraire spirituel dans l’anglicanisme, nous verrons comment il en est venu, grâce à la lecture des Pères de l’Église, à choisir d’entrer dans l’Église catholique romaine. On comprendra mieux alors pourquoi il en vint à choisir de fonder l’ordre des oratoriens en Angleterre.

2. Très en avance sur son temps, Newman est souvent présenté comme un précurseur de Vatican II. Il insiste sur l’importance du rôle des laïcs, la primauté de la conscience humaine pour aller vers Dieu et le sens de la Tradition. Dans quelle mesure cette vision présente-t-elle encore un intérêt pour l’Église d’aujourd’hui ?

Ce qui est particulier chez cet homme, c’est qu’il est un très bon théologien, fin connaisseur de la Tradition, et que c’est au nom même de celle-ci qu’il sera le promoteur de positions que nous considérons aujourd’hui comme porteuses d’ouverture et d’avenir. Son but n’était pas de révolutionner l’Église, mais de permettre que, comme tout organisme vivant, elle se développe à partir de ses racines. Ainsi, il n’y a pas d’opposition, chez Newman, entre changements et fidélité à la Tradition.

3. Dans son ouvrage intitulé John Henry Newman, Le combat de la vérité, le cardinal Honoré parle de la dimension oecuménique de Newman. Comment percevez-vous cette dimension et comment s’exprime-t-elle chez Newman ?

C’est sans doute paradoxal de parler de Newman comme un personnage oecuménique, alors qu’il a quitté une confession pour en rejoindre une autre ! Pourtant, il affirma au moment où il devenait catholique, qu’il ne renonçait à rien de ce qu’il croyait en tant qu’anglican, mais qu’il ajoutait certaines choses à sa foi. Ainsi, il ne devint pas catholique par opposition à l’anglicanisme ! Nous aborderons cette question en fin de parcours.

Lire la suite...


■ La vie du Sanctuaire Saint-Bonaventure - 7 place des Cordeliers 69002 LYON

Quelques dates à noter

■ Vendredi 17 octobre 2014,

  • à 19h30,
    - réunion de la Commission bâtiment de Saint-Bonaventure.

Samedi 18 et dimanche 19 octobre 2014,
- la quête est intégralement destinée à la mission universelle de l’Église.

■ Dimanche 19 octobre 2014 ,

  • après la messe de 11h30
    - à la chapelle de l’Hôtel-Dieu, réunion de Notre-Dame de l’Écoute.
  • après la messe de 19h,
    - apéritif organisé par Croire & Agir, puis réunion dans le Centre Saint-Bonaventure.

■ Lundi 20 octobre 2014,

  • à 20h30,
    - répétition de la chorale.

■ Mardi 21 octobre 2014,

  • après la messe de 16h,
    - rencontre de l’Équipe du Rosaire au 1er étage du Centre Saint-Bonaventure.

■ Samedi 25 octobre 2014,

  • à 10h,
    - réunion de l’Équipe sacristie avec M. Antonio Sebastião.

Lire la suite...


 

Anciens articles

■ La vie du Sanctuaire Saint-Bonaventure - 7 place des Cordeliers 69002 LYON
NOUVEAUTÉ : Saint-Bonaventure au Cœur de Lyon 2014/2015
■ Ouverture et MESSES à Saint-Bonaventure

Liens

Envie de bénévolat

Don en ligne

Diocèse de Lyon


Mentions légales
afficher une version imprimable de cet article Retour haut de page


Conception-réalisation
DSFI SARL