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Mis à jour le 13 avril 2014


■ Homélie du dimanche des Rameaux 2014 à Saint-Bonaventure

Carême Semaine sainte Temps pascal 2014

« Voyageurs de l’Évangile »

Dimanche des Rameaux « Laissez-vous transformer en chrétiens »

Quelle chance de pouvoir librement célébrer la grande fête des Rameaux ! Dans bien des pays, des chrétiens sont empêchés ou violentés. En venant ici recevoir ces Rameaux de la vie, nous pensons à eux, et nous prions pour les victimes ainsi que pour leurs bourreaux.

Que signifie notre présence ici ? Comment recevoir vraiment ces Rameaux dans nos propres vies ?

Être chrétien aujourd’hui

Ce dimanche des Rameaux, où nous sommes toujours nombreux et heureux d’accueillir ceux qui viennent nous rejoindre aujourd’hui, nous nous souvenons que nous sommes chrétiens. En effet, être chrétien n’est pas une simple appartenance comme les autres (notre ville de naissance, notre métier, notre famille, etc.). Être chrétien dans l’Église catholique se manifeste aujourd’hui par ce signe tout simple des Rameaux. Nous les prenons pour notre maison, pour un de nos proches, pour nos défunts. Mais nous les prenons et nous les brandissons aujourd’hui pour acclamer l’unique Roi, Jésus le Christ.

D’une certaine façon, les Rameaux ne servent qu’à cela : nous tourner vers celui qui entre à Jérusalem comme un roi de paix, nous aider à marcher avec lui jusqu’au moment où il monte sur la croix comme « roi des Juifs », nous permettre de traverser avec lui l’épreuve de la mort. La foi chrétienne n’est donc pas une idée, c’est une personne. Le christianisme n’est pas une règle, c’est une relation. L’Église n’est pas un club, c’est un corps et un peuple.

C’est pourquoi être chrétien, c’est avant tout vivre avec Quelqu’un ! C’est vivre comme un homme ou une femme du 21ème siècle, au coeur de Lyon, en relation avec cette personne, Jésus le Christ, qui traverse l’épaisseur et les obscurités de notre histoire.

Jésus, le Christ, roi des Juifs

Et aujourd’hui, au moment même où nous l’acclamons puisqu’il entre dans sa ville, dans notre ville, dans notre existence, nous le suivons dans sa Passion, nous participons à son dernier repas, nous assistons au procès et à sa condamnation, et finalement à son exécution comme « roi des Juifs ». Ce titre est essentiel pour comprendre les raisons de cette condamnation par les Romains, et ce que signifie du coup sa résurrection d’entre les morts.

Dire que Jésus est « roi des Juifs » rappelle non seulement où s’enracine notre foi chrétienne, c’est-à-dire dans le peuple d’Israël, avec lequel nous avons tant de liens jusqu’à aujourd’hui. Mais cela permet de mesurer à quel point cette dimension royale de l’activité de Jésus est gênante, pour le pouvoir romain et pour les autorités religieuses de Jérusalem. Jésus n’est pas condamné comme prophète, comme guérisseur, mais comme roi : on a peur de sa capacité nouvelle à rassembler, à réunir au-delà des frontières habituelles. Avec lui, les pécheurs, les publicains, les prostituées, les collaborateurs des Romains, même les Samaritains, les handicapés, les lépreux, etc., trouvent leur place.

La résurrection par Dieu du Crucifié de Pâques montre que cette condamnation injuste n’a pas le dernier mot. Celui que nous saluons comme roi traverse donc la mort, et ouvre à tous les portes de la vie.

Pardon et réconciliation

Nous comprenons alors notre vocation de chrétiens au coeur de la société. Brandir les Rameaux comme nous allons le faire tout à l’heure, au moment de la liturgie eucharistique, n’est pas uniquement un geste d’hommage au « roi des Juifs » qui, par sa résurrection, devient le Seigneur de tous. Mais ce geste d’hommage joyeux est en même temps la prise de conscience de notre propre responsabilité.

Nous sommes, par notre baptême, citoyens d’une cité nouvelle, à laquelle toute l’humanité est appelée. En acclamant le Roi, en communiant à son corps et à son sang, nous devenons acteurs du rassemblement des nations en Dieu.

Ce projet de réconciliation n’est pas renvoyé à un futur lointain, mais il prend corps aujourd’hui, dans la personne de celui que nous acclamons et auquel nous communions. Chacune et chacun d’entre nous, dans la singularité de nos existences, est en même temps bénéficiaire de ce pardon, mais aussi responsable de sa mise en oeuvre dans les lieux les plus ordinaires de l’existence, à commencer par notre famille, notre entourage, mais aussi vis-à-vis des personnes que nous n’aimons pas assez.

Frères et soeurs, en cette fête des Rameaux, laissons-nous transformer en chrétiens, laissons-nous faire pour devenir, en Jésus-Christ, des hommes et des femmes de réconciliation et d’unité, d’amour et de pardon. Amen.

  • Luc Forestier, prêtre de l’Oratoire

■ Partage sur l’homélie, avec bol de riz, vendredi 18 avril 2014

  • 12h15  : temps de prière à la chapelle de la Vierge
  • 12h30  : bol de riz (en faveur de deux projets, à Lyon et au Togo), pomme, café
  • 13h : partage sur l’homélie. Fin à 13h45
 
jeudi 10 avril 2014 Lire la suite...      

■ Editorial hebdomadaire

Une rencontre à la source…

Lors de la Veillée pascale à la Primatiale, le cardinal Philippe Barbarin baptisera trois jeunes adultes de Saint-Bonaventure, Soraya, Marie-Reine et Stéphane. Nous aurons le plaisir de célébrer avec eux le lendemain et les dimanches qui suivent ! L’une des catéchumènes et son accompagnatrice ont rédigé cet éditorial à deux voix, qui leur permet de s’exprimer et de témoigner de la joie de l’Évangile ! Rappelons que c’est le P. Rémi Lescot qui accompagne le groupe des catéchumènes de Saint-Bonaventure, ainsi que le groupe des adultes qui demandent la confirmation. Dimanche de Pâques, à la messe de 19h, nous accueillerons avec joie les trois néophytes.

La demande du baptême à l’âge adulte est en quelque sorte une réponse à la suite d’une rencontre : la personne qui se prépare au baptême a ressenti dans son existence comme un manque qui s’est manifesté progressivement, alors lui vient la demande de la Samaritaine reconnaissant en Jésus la source d’eau vive : « Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n’aie plus soif... »

Longtemps, j’ai pensé que remplir mon existence d’activités, de sensations, de toutes sortes de choses matérielles… pouvait donner du sens à la vie et apaiser le sentiment de manque qui pourtant me suivait. La certitude de se tromper devient cependant plus flagrante au fil du temps. Les épreuves de la vie (le deuil, la maladie) vous fragilisent et vous mettent face à l’essentiel. On comprend que ce qu’on a pu construire pour masquer le vide ne suffit plus. Face à la solitude d’une vie exempte de sens, seul Dieu traverse le néant qui vous entoure et vous touche au plus profond de vous-même. Quand il était devenu évident que je ne maîtrisais pas tout, je me suis autorisée à appeler à l’aide. Devant cet aveu de vulnérabilité, j’étais alors disponible sans doute pour entendre la réponse que j’espérais depuis longtemps : « Je suis là et Je l’ai toujours été ».

En même temps, Jésus, lui aussi, demande : « Donne-moi à boire ». Comment serai-je capable Seigneur ?

Ma démarche de catéchumène a commencé comme une démarche très individuelle et j’ai été surprise par la réponse du Seigneur à mon appel : je ne m’attendais pas à être « distinguée » par Lui, parmi la multitude : qui suis-je pour que Dieu s’intéresse à moi ? En même temps, je ne faisais pas que recevoir quelque chose, mais j’étais invitée à me lever, à me mettre en chemin. J’ai compris que ma conversion n’était pas qu’un acte isolé pour répondre à une situation personnelle donnée. Mais qu’il s’agissait d’un véritable échange entre la Parole de Dieu qui m’était offerte et la façon dont je devais m’en emparer, la faire vivre chaque jour dans mes choix, mes actes….

Il faudra ensuite deux ans de cheminement (selon les situations, cela peut être moins) pour que le catéchumène laisse l’Esprit saint creuser sa soif et en vienne à répondre en toute liberté à l’ « appel décisif » au baptême.

Pendant tout ce temps, c’est l’Écriture qui va nourrir le catéchumène. Guidé par son accompagnateur (trice), il découvre en celle-ci une Parole qui lui est adressée et le rejoint dans son existence, parfois très concrètement à son grand étonnement et à sa grande joie.

Par la lecture de l’Écriture, en particulier celle de l’Évangile de Marc, le catéchumène apprend à connaître et à fréquenter le Christ : les récits évangéliques donnent chair à la relation que le Christ tisse avec lui : la supplication de la syro-phénicienne, la peur des disciples dans leur embarcation secouée par la tempête, l’incompréhension de ces derniers sont les leurs. Les mots de ces hommes et femmes, ils peuvent se les approprier, les redire dans la prière, les partager avec d’autres catéchumènes lors des assemblées fraternelles qui soutiennent leur parcours.

Quand le délai de deux ans pour obtenir le baptême nous est annoncé, cela peut dérouter ou être perçu comme un frein. Par rapport à notre prise de décision mais aussi à notre situation personnelle, on se sent dans l’urgence. Et quand on a enfin pris conscience de sa faim, on a hâte d’être rassasié. Bref, on a envie de diriger la suite des évènements. Or, ce que nous apprend le catéchuménat, notamment par la lecture de l’Écriture, c’est d’accepter la surprise ; que les réponses que l’on reçoit ne sont pas forcément celles que l’on attendait. À l’image des disciples surpris par les paroles et les actes de Jésus, le catéchumène se trouve emporté sur un chemin inconnu dont il ne maîtrise pas le tracé. Personnellement, j’ai souvent eu le sentiment, pendant ces deux ans, que plus j’avançais dans mon parcours, moins je savais… En fait, j’apprenais à me débarrasser de mes certitudes pour laisser la place à l’enseignement, en toute confiance. C’est un exercice difficile qui demande du temps, toute une vie peut être. Ces deux ans de catéchuménat ont permis alors cet apprentissage à la confiance. En ce qui me concerne, j’ai pu ainsi avec l’aide de mon accompagnatrice « confronter » les moments douloureux ou difficiles que j’ai traversés, à l’enseignement des Écritures. Et quand la Parole fait écho à ce que l’on vit au quotidien, que ce n’est pas qu’un enseignement théorique, c’est une grande joie, une aide précieuse et enfin un apaisement qui mène à la confiance. C’est aussi un chemin vers l’humilité devant la difficulté de recevoir, surtout si ce qui nous est donné n’est pas ce que l’on attendait. L’exemple des disciples avec leurs incompréhensions, leurs peurs, leurs doutes, m’a énormément réconfortée. Quelle joie de ne plus se sentir seule, d’avoir des réponses à ses questions, à ses appels ! Ce parcours, je le vis comme une chance immense d’avoir été accompagnée et guidée pour mieux comprendre ma relation avec le Christ, pour la vivre pleinement au quotidien. Cette joie aurait été incomplète sans cet accompagnement, sans cette meilleure compréhension des textes.

Lorsque enfin, arrive la dernière étape, celle des scrutins, la peur, la timidité qui parfois retenait un peu en retrait de la communauté disparaît, les célébrations de Carême dans la communauté des chrétiens sont vécues comme une première intégration, avec la joie de recevoir bientôt le Christ-Jésus.

Ma conversion a commencé comme une démarche personnelle, presque solitaire. Dès le début de mon parcours, j’ai fréquenté l’église et ses célébrations, discrètement, un peu en « passager clandestin »… Le catéchuménat m’a fait entrer peu à peu dans la communauté ; tout d’abord avec mon accompagnatrice, puis avec les autres catéchumènes. Un peu comme des enfants dans la pouponnière, nous nous sommes réconfortés ; nous avons partagé et échangé ; nous avons grandi ensemble. Les étapes en église (entrée, credo, Notre Père) m’ont permis de trouver ma place un peu plus à chaque fois. J’ai vécu la cérémonie des scrutins comme un basculement définitif dans la communauté. Nourrie de mon enseignement, confirmant mes voeux, je me suis sentie plus présente, plus légitime. Les célébrations de Carême ont conforté cette légitimité. Face à l’assemblée des chrétiens, je me suis sentie vraiment reconnue comme appartenant à une famille. D’une démarche individuelle qui un jour m’a fait pousser la porte de l’église et m’y tenir dans l’ombre tout au fond, je suis passée à un témoignage où je suis, aujourd’hui, au grand jour, au pied de l’Autel. Le baptême en sera la consécration, le début d’une nouvelle vie. Passer de l’obscurité à la lumière est une telle source de joie. Je rends grâce de ce cadeau qui m’est offert, de cette chance d’avoir appelée et de m’être sentie entendue, accueillie et aimée.

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■ La vie du Sanctuaire Saint-Bonaventure

Quelques dates à noter :

■ Vendredi 11 avril 2014, 5e vendredi de Carême.

  • à 12h15,
    - temps de prière, bol de riz et partage sur la prédication du dimanche 6 avril.
  • à 15h, chemin de croix.
  • à 16h, messe suivie de l’adoration eucharistique animée par les Soeurs de Saint-Paul.
  • à 20h, Carême fraternel avec les jeunes des Alternatives Catholiques.

■ Samedi 12 avril 2014,

  • à 17h30,
    - CA des Amis de Saint-Bonaventure.

Samedi 12 et Dimanche 13 avril 2014,
- messe des Rameaux, avec bénédiction à toutes les messes. La quête est destinée à permettre au pape François d’avoir les moyens de sa mission universelle.

■ Lundi 14 avril 2014,

  • de 17h à 19h,
    - opération ménage à la chapelle de l’Hôtel-Dieu.
  • à 18h30,
    - réunion des recommençants avec Mme Martine Mertzweiller.
  • à 20h.
    - Concert spirituel à Saint-Bonaventure " Les Sept Dernières Paroles du Christ, de Joseph Haydn,

■ Mardi 15 avril 2014,

  • à 20h30,
    - répétition de la chorale de Saint-Bonaventure.

Jeudi saint, 17 avril 2014,

  • à 8h office du matin – pas de messe ;

- préparation de l’église.

  • à 16h et 20h, messes et adoration à la chapelle de la Vierge.

Vendredi saint, 18 avril 2014,

  • à 8h office du matin – pas de messe ;

- préparation de l’église.

  • à 12h15, office du milieu du jour.
  • à 12h30, bol de riz, puis partage sur l’homélie des Rameaux.
  • à 15h, chemin de croix.
  • à 16h et 20h, offices de la Croix.

Samedi saint, 19 avril 2014,

  • à 9h, office du matin – pas de messe ;

- préparation de l’église.

  • à 16h, office en attente de la résurrection – pas de messe.
  • à 21h, veillée pascale.

Dimanche de Pâques, 20 avril 2014,

Messes

  • à 10h,
  • à 11h30 à la chapelle de l’Hôtel-Dieu,
    - Après la messe de 11h30 à la chapelle de l’Hôtel-Dieu, déjeuner et rencontre de Notre-Dame de l’Écoute – Lyon, pour célibataires entre 35 et 55 ans.
  • 19h en présence des néophytes,
    - et
  • 20h30.

■ Lundi 21 avril 2014,

  • à 14h
    - ouverture de Saint-Bonaventure , une seule messe à 16h sans confessions. Merci de votre compréhension.

Entre le mardi 22 et le vendredi 25 avril 2014, les oratoriens sont en Assemblée générale en région parisienne.

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■ Les formations et conférences à Saint-Bonaventure
■ Homélie de la semaine Sainte 2014 à Saint-Bonaventure
■ Fête de saint François de Sales et Jour de prière
■ Ouverture de l’église et MESSES à partir du Dimanche 19 janvier 2014
■ Le pape FRANçOIS « un nouveau style d’Eglise » RENCONTRE-DEBAT avec le Père Luc FORESTIER le 11 janvier 2014
■ Les formations à Saint-Bonaventure - Essai de synthèse

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